L'HABITATION

 

 "HABITAT : l'habitat est le milieu géographique propre à la vie d'une espèce animale ou végétale..."
(Dictionnaire Robert)

C'est l'habitation dans son sens le plus large que nous considérons ici, c'est-à-dire tous les bâtiments dans lesquels la population séjourne, individuellement ou en collectivité.

Pour des raisons évidentes de confort, d'esthétique et de coûf, les architectes et les décorateurs font appel à de multiples matériaux pour construire et aménager les locaux dans lesquels nous sommes appelés à vivre et à travailler. Il en est de même pour chaque individu aménageant son espace de vie personnel.

Dès que l'on fait appel à des matériaux autres que la pierre, le ciment, le plâtre, les métaux et le verre, il existe un danger dû au feu : il est très important de bien le connaître pour réduire le plus possible le risque d'incendie.

Les pouvoirs publics se sont préoccupés de définir des règles destinées à renforcer la sécurité incendie dans les habitations mais surtout dans les locaux recevant du public et les immeubles de grande hauteur (IGH) *.
Pour les habitations traditionnelles, la réglementation fixe des règles de construction mais reste silencieuse sur les conditions d'utilisation des locaux qui relèvent de la responsabilité individuelle des habitants. Ceci est très important lorsque que l'on sait que, dans les locaux d'habitation, près de 90 % des éléments combustibles sont apportés progressivement par les occupants après la fin de la construction.


* Un immeuble de grande hauteur (IGH) est soit un immeuble d'habitation dont le dernier niveau est à plus de 50 m du sol, soit un établissement recevant du public (bureaux commerces) dont le dernier niveau est à plus de 28 m du sol.

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 Les réglementations françaises relatives à la sécurité incendie sont rassemblées, d'une part dans le "code de la construction et de l'habitation" et d'autre part et pour les établissements recevantdu public (ERP) dans un ouvrage intitulé "Sécurité contre l'incendie" publié par le Journal Officiel*.

C'est ainsi que, par exemple, pour les tubes et raccords en PVC, qui représentent l'une des principales applications des plastiques en construction, un ensemble de décrets, arrêtés et circulaires fixent avec précision leurs conditions d'utilisation**.
Les tubes et raccords destinés à l'évacuation des eaux dans le bâtiment et fabriqués en France, ont un classement de réaction au feu Ml. Une marque d'identification associée à un classement de réaction au feu figure sur le produit lui-même ou son emballage, ou bien il est fait référence à l'usage de la marque NF/"réaction au feu" qui garantit de plus une constance de qualité.

La réglementation française est considérée par les spécialistes comme l'une des plus complètes au monde.
L'esprit des nombreux arrêtés et décrets, fixant les règles à respecter, est de donner la priorité à la sauvegarde des personnes, le niveau des exigences étant adapté aux conditions particulières d'utilisation des locaux. La construction doit permettre aux occupants d'un immeuble de l'évacuer sans aide extérieure, ou de se réfugier dans un local protégé du feu.

Il n'y aura jamais de protection totale contre l'incendie, il faut donc rechercher des compromis raisonnables en tenant compte :
• du type de la pièce (séjour ou salle de bains),
• du risque propre au local (sources possibles d'inflammation,
quantité de matériaux combustibles, facilité d'évacuation...),
• delà nature, de l'activité etdu comportement des occupants,
• des caractéristiques des matériaux devant être utilisés (classement de réaction au feu, dégagement possible de gaz
toxiques).
* Brochures n° 1477 I à XI, pour les habitations : brochure n°86-l 5 ; pour les IGH : brochure n° 1536.
**Articles 44 à 49 de l'arrêté habitation, articles C031 etCO32 de l'arrêté ERP.

• de la disposition des matériaux combustibles (au plafond, au sol, collés ou non...)
Ceci constitue une recherche de la sécurité globale.

Remarques :
• Au début d'un incendie, les éléments situés au plafond reçoivent beaucoup plus de chaleur que ceux qui sont fixés au sof. En conséquence, il faut être plus exigeant pour les premiers.

• Les revêtements des sols, des murs et des plafonds sont beaucoup moins inflammables s'ils sont collés .- une seule face étant exposée à l'air, la combustion est plus difficile d'autant que l'inertie thermique du support en limite réchauffement. •

Les canalisations peuvent diminuer la durée coupe-feu d'une paroi verticale ou horizontale et parfois permettre la transmission du feu d'un local à l'autre. Des dispositifs appro priés, manchons, clapets et notamment les gaines dans les constructions modernes, réduisent sensiblement ces risques.

Les statistiques des incendies montrent qu'il existe dans une habitation des locaux à "risques importants" et d'autres à "risques faibles" ; voici à titre d'exemple quelques statistiques concernant les lieux où des incendies ont eu leur origine :  

 cuisines 21 à 28%
caves 1-5 à 20%
chambres 9à 15%
salles de séjour 9à 12%
vides ordures 6à 17%
escaliers, couloirs 3%
greniers 3%
garages 1 %
ascenseurs 2%

 

(Ces statistiques d'origines diverses ne se recoupent pas toujours, les habitations pouvant être très différentes d'une région à l'autre).

Le risque lié à la propagation de l'incendie est différent selon qu'il s'agit d'un immeuble collectif ou d'un pavillon.

Il est important que nous soyons tous informés des risques que nous pouvons faire courir aux autres par suite de négligences ainsi :

- des locaux de bonne conception peuvent devenir dangereux par l'accumulation de matériaux combustibles (papier, tissus, bois, plastiques) qui augmente la charge calorifique,

- une chaîne, fumeur - corbeille à papiers - rideaux, peut être à l'origine de situations dramatiques.  

 

 

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